|
En VOICI MAINTENANT UNE AUTRE QUI PROUVE QUE NUL N'EST A L'ABRI MEME EN BORD DE COTE.Samedi 26 octobre 2003
EQUIPAGE : Jean-Louis Kléparski - Régine Lombard - Philippe Vignacourt.
- -17h55 Le Crossmed diffuse un message Pan pour un véliplanchiste signalé en difficulté secteur du Cap Brun.
- -18h00 Nos alphapages sonnent nous nous rendons à St-Mandrier. Le Cross nous informe de la nature de l'intervention et vu la proximité et le besoin d'urgence, il est décidé de mettre en oeuvre la SNS 429, moyen plus rapide.
- -18h12 Trois équipiers partent alors sur cette vedette légère. Oui, bien sûr, nous pensons que les deux autres équipiers qui ne vont pas tarder à arriver vont "faire une peu la tête" en voyant qu'il sont dans les temps et que malgré cela le moyen de sauvetage est parti mais ils savent que parfois il faut faire vite. En sortant du port nous les voyons arriver...
- -18h20 Nous sommes sur zone et commençons les recherches. Trés vite le véliplanchiste est aperçu en bord de côte. Un vent favorable avait tendance à le ramener à terre. Devant sa planche, un homme en tenue de plongée tente de le ramener à terre. A leur côté, il est évident que le véliplanchiste (un jeune de 18 ans) est totalement tétanisé, tremblant de froid, ses avant-bras sont bloqués par des crampes.
- - Rapidement nous le montons à bord et notre équipière (chapeau Madame) lui donne son All-Mer, vêtement on ne peut plus chaud. Sa planche est remontée à bord. Le plongeur lui ayant apporté la première assistance regagne le bord à la nage. Nous ne manquons pas de lui dire que son geste a été vraiment super...Je regrette aujourd'hui de ne pas lui avoir demandé son nom, mais certains indices vont me permettre de le retrouver.
- - 18h24 Hormi la chaleur apportée par la veste, nous mettons une couverture sur ce jeune homme. Il reprend petit à petit des couleurs pendant que nous faisons route vers le Mourillon où son père doit l'attendre. Son état ne nécessite pas la mise en oeuvre du Samu.
- - 18h36 Nous sommes au Mourillon. Un restaurateur sympa prépare un bon thé chaud pendant que nous prevenons la famille car le père n'est pas encore là.
- - Quelques minutes après, il arrive et comme tout père le ferait, il "peste, grogne, se pose des questions..." mais surtout est trés heureux du dénouement. Voilà, cette intervention serait finie si nous n'avions pas bien discuté avec ce jeune homme qui aurait pu "par vent de terre", être porté au large, tomber de sa planche...Quelle fin aurait eu cette mésaventure?
- Restons positif : Le lendemain, coup de téléphone pour nous remercier et surtout nous dire qu'il allait acheter un vêtement chaud, qu'il ne sortirait plus qu'avec un collègue, qu'il remerçiait encore "SES SAUVETEURS"
RETOUR PAGE RECITS !
|